Album Review: "Raw Honey", le nouvel album de Drugdealer !

Il y a deux jours sortait « Raw Honey », le nouvel album de Drugdealer.

 

Tout d’abord, pour les personnes ne le connaissant pas, une petite présentation s’impose.

Michael Collins, leader et chef d’orchestre de la formation est un californien habitant à Los Angeles. On pourrait s’arrêter là pour résumer son style musical. En effet, Mickey a grandi aux rythmes des groupes californiens des années 70/80 et il nous le prouve une nouvelle fois sur son deuxième album studio.

 

L’album démarre avec « You’ve Got To Be Kidding » avec en guise d’intro le démarrage d’une voiture, comme si Mickey voulait nous amener avec lui longer la côte californienne.

S’en suit « Honey » en duo avec la chanteuse Weyes Blood. On comprend dès le début d’où vient notre protagoniste, avec un titre rappelant Fleetwood Mac et ce fabuleux mélange de guitare folk et électrique faisant de cette balade un moment de nostalgie d’une époque riche en musique.

 

Les morceaux défilent et Drugdealer nous fait nous asseoir dans une salle de classe pour un exposé sur la vison qu’il a de la musique. Eagles, Steely Dan, Fleetwood Mac… Il ressuscite ou redonne une deuxième jeunesse à un genre musical intemporel certes, mais tellement difficile à s’approprier quand on est musicien.

 

La justesse technique des musiciens est impressionnante. Ce mix entre groove et sobriété, si particulier des compositeurs de cette époque : Donald Fagen, Les frères Porcaro, David Paich…

 

On pourrait s’arrêter là en disant que Mickey a déjà fait du beau boulot mais non.

Arrive « If You Don’t Know Now, You Never Will » et on se souvient que John Lennon avait eu une aventure à L.A, quand lui et Yoko avaient vécu en couple à trois avec leur assistante de production. Comme si John avait laissé certaines traces de sa musique en Californie et que Drugdealer s’en était inspiré également. Ce garçon prend tout ce qui est passé sur ses terres pour le secouer dans son shaker et nous faire boire la tasse.

Une pluie vient sonoriser la fin de ce morceau, et c’est sur cette même base que démarre « Wild Motion » avec la voix de crooner de Dougie Poole. Donnant un côté Presley à cette chanson!

 

Sur mon titre préféré, « Fools » les choeurs font écho à « Gaucho » et « Babylon Sisters » de Steely Dan. Mais aussi cette batterie à la caisse étouffée, comme celle de Jeff Porcaro.

 

L’album se termine sur l’outro « Ending On A Hi Note » et vient clôturer de manière presque cinématographique, un album qui est pour moi, le meilleur de ce début d’année.

 

Drugdealer sera de passage à Paris au Point Ephémère le 16 mai prochain, on s’y retrouve pour boire une bière et discuter vinyles ?

 

Johan, pour Le Bruit du Sillon

contact@lebruitdusillon.com

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