Live Report #5 : The Marías à l'Espace B !

IMG_7646.jpg

Focus The Marías à L’Espace B, le 21.05.2019

 

Ce mardi soir était la soirée des premières fois.

D’un côté, The Marías venait défendre ses titres en Europe pour la première fois, de l’autre, mon pote Max allait voir un groupe d’indie-pop en live, une première pour lui aussi.

 

La foule qui attendait devant la salle témoigne de l’importance de l’évènement. En effet, ce n’est pas souvent que les Marías sont de passage sur nos terres.

20H15 et la salle ouvre ses portes, laissant place à la première partie et Marek Zerba. Derrière sa longue barbe et ses lunettes de soleil lui donnant un air à la Sébastien Tellier, Marek nous livre sa pop et ses histoires d’un soir. Il terminera son set sur une touche d’humour « C’est pas facile d’être une ordure ».

 

Le changement de plateau interminable et compliqué fera monter la pression et l’impatience du public. Les va-et-vient des musiciens traversant la foule pour apporter le matos sur scène rendrons l’instant insolite. Josh, le batteur s’est même prêté au jeu en faisant des mouvements à la Moïse pour séparer la foule en deux.

 

Il est 21h40 et nous découvrons enfin la sublime María, vêtue de sa combinaison en velours bleu nuit. C’est avec une certaine timidité que le concert démarre et des problèmes de son font leur apparition. Les deux premières chansons du set souffriront d’un manque de voix lead et de celle de Josh en backing. Mais ce n’est pas grave, le public est tellement chaud que ça passerait presque inaperçu. Les quelques soucis de son seront vite réajustés, timing parfait pour enfin imposer la voix presque angélique de María sur le titre « Only In My Dreams ». Cette basse saccadée se calera sur le rythme du battement de nos cœurs, nous faisant complètement fondre. Ça y est, je suis embarqué !

 

Avec "Clueless", le groupe vient faire bouger et danser la foule. Le trompettiste arrive sur scène tel une mascotte, acclamé par le public. Il lâche ses quelques notes faisant hurler de plaisir les fans du premier rang. La timide María décroche son micro pour nous confier que c’est leur première date en Europe et qu’elle est légèrement tendue. La réaction du mec au deuxième rang fera rire le groupe « You can come at home, it'll just be you and me ». Josh, son compagnon dans la vie, rira un peu jaune quand même.

 

La chaleur presque insupportable de la salle montera encore d’un cran avec l’arrivée du titre « Ruthless », mon morceau préféré. La salle acclame nos californiens dès les premières notes de synthé, comme-ci nous n'attendions que ça. La basse vient faire groover le tout et c’est un régal !

La mascotte remonte sur scène et là c’est la débandade, le solo de trompette à un effet presque jouissif sur l’Espace B. Il fait tellement chaud que je sors de la foule et me cale au bar du fond. J’aperçois Marek et son groupe danser avec la sourire aux lèvres.

Josh fera la réflexion « Il fait chaud non ? Comment est-ce qu’on dit : il fait chaud en français ? ».

Depuis la régie j’entends le manager demander aux techniciens « La clim est HS ? » . 

 

Arrive la fin du concert après 55 minutes de transpiration intense. Et c’est le presque culte « Cariño » qui viendra clôturer cette soirée. Les couplets en espagnol rendront María encore plus sensuelle avec son accent portoricain.

 

Pas de rappel et une heure de concert pile poil, les californiens sont très carrés !

Même le barman fera la réflexion « Ben, c’est déjà fini ? ». On reste un peu sur notre faim, d’autant plus que sur le stand merch, aucun vinyle n’est en vente. Il faudra patienter jusqu’en juin et se ruer sur le Bandcamp du groupe pour espérer avoir une des rares copies d’un de leurs 2 EP.

 

On sort du la salle et nous respirons enfin l’air pur. Max me lâche, en guise de conclusion : "La prochaine fois c’est moi qui régale pour les bières". Apparemment ça lui a plu. En tout cas, moi, je suis ravi.

IMG_7647.jpg

Le fameux vinyle que l'on attend avec impatience !

unnamed.jpg

Johan, pour Le Bruit du Sillon

contact@lebruitdusillon.com